PARIS VS SAINT-NAZAIRE, Partie 2

Par Clémence 13 novembre 2016

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Il y a quelques semaines, je vous avais proposé un comparatif entre mon ancienne vie à Paris et ma vie actuelle à Saint-Nazaire (à relire ICI). Je vais donc poursuivre sur cette même lancée aujourd’hui avec d’autres axes et domaines. Bien sûr, cet article manque cruellement d’objectivité puisqu’il n’est plus à prouver que je suis désormais 100% pro-Nazairienne 😉

LES TRANSPORTS: Paris 1/Saint-Nazaire 0,5

PARIS: « Je te rejoins dans 20 minutes, je choppe la 3 à République et je descends à Sentier ».

Quelle facilité de se rendre d’un lieu à un autre! En métro tout du moins puisqu’avoir une voiture à Paris s’apparente à un cauchemar. Il y a énormément de lignes et d’arrêts, bien plus que dans d’autres capitales Européennes (je pense à Rome et à ses 2 lignes de métro). La carte de transport reste un peu onéreuse mais bien moins qu’à Londres où l’abonnement mensuel dépasse les 100 euros. Bémol tout de même, le prix du ticket de métro ne cesse d’augmenter, il est désormais à 1,90 euros (NKM si tu passes par là). Le point vraiment négatif en ce qui me concerne tient à la salubrité des stations et du métro en lui-même. A chaque fois que je retourne désormais à Paris, je me prends une claque mais force est de constater que pendant 10 ans, je m’en étais accommodé!

SAINT-NAZAIRE: « Et mince, j’ai viens de louper le U3 et le prochain est dans 30 minutes… »

Alors bien sûr ce discours s’applique aux gens qui comme moi n’ont pas leur permis de conduire! Les moniteurs de l’auto-école Nauleau commencent à bien me connaître et je ne serai pas surprise d’être invitée au baptême du petit dernier… Ne nous voilons pas la face, la voiture est indispensable ici ne serait-ce que pour se rendre dans les villes limitrophes. Certes, en train il est plutôt aisé de se rendre à Pornichet ou à La Baule mais à Guérande, mystère, il n’y a plus de gare. Et qu’on ne me parle pas du réseau de bus Lilas… Néanmoins, j’arrive à faire sans depuis 2 ans que je suis installée ici puisque je réside en centre-ville et que le réseau de bus est assez efficace tout de même. Les bus Hélyce passent à Hôtel de Ville toutes les 20 minutes et desservent les coins les plus reculés de la ville. Donc, bon, la situation n’est pas dramatique non plus. Et à défaut d’être une grande sportive, je marche énormément.

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Centre-ville -> Sautron, 2 km à pieds

LE SHOPPING: Paris 1/Saint-Nazaire 1

PARIS: « Tiens, encore un pop-up store » (boutique éphémère).

Je ne vais rien vous apprendre, à Paris on trouve à peu près de tout et à presque n’importe quelle heure (quoique). L’offre en ce domaine est pandémique, au détriment souvent des petits commerces de quartiers. Les grandes et moyennes enseignes vampirisent peu à peu la capitale, je pense notamment au Marais et au nombre impensable de boutiques Zadig et Voltaire, Bash, Sandro, Maje… Le charme s’évapore lentement mais c’est le tribut de toute grande ville touristique.

SAINT-NAZAIRE: « Comment je vais faire? Je suis sûre qu’il n’y a rien! Tant pis, on ira à Nantes… »

Nullement besoin! Franchement ici, l’offre en ce domaine est pas mal du tout! Au Ruban Bleu, il y a les grandes enseignes classiques (H&M, Zara, Stradivarius, Bershka…) alors qu’en centre-ville on trouve davantage de commerces indépendants. Il ne m’est jamais arrivée de ne pas trouver ce que je cherchais, que ce soit en mode féminine (Leon & Harper, American Vintage, Petite Mendigote, Levi’s…), en déco (Maisons du Monde, Esprit déco, Eurodif…), au rayon épicerie (oui on trouve ici les thés Mariage Frères et Kusmi Tea)… Je ne vais jamais sur Nantes pour cette raison en tout cas.

Violette & Moi, une valeur sûre

Violette & Moi, une valeur sûre

LES RESTAURANTS: Paris: 1/Saint-Nazaire: 0,5

PARIS: « Je testerai bien le nouveau bar à pop corn de Scarlett Johansson! »

Ici aussi, bien évidemment, on a l’embarras du choix! Le souci c’est que les nouveaux lieux un peu tendances ou réputés sont toujours pleins! Il faut toujours penser à réserver en amont. Je me souviens notamment avoir dû réserver 2 mois à l’avance pour avoir une place dans un restaurant Japonais. Et il fallait les rappeler 1 semaine avant la date fatidique pour confirmer sa réservation, sans quoi j’étais bonne pour patienter 2 mois de plus… Avec mes amis Parisiens, on se retrouvait tous les vendredis soirs et parfois nous étions une petite dizaine, je ne vous raconte pas le casse-tête pour trouver un restaurant qui nous accueille à la dernière minute!

SAINT-NAZAIRE: « Encore une crêperie?! »

J’exagère, il n’y a pas que des crêperies mais le choix est beaucoup plus restreint forcément! Il y a quelques pizzerias, restaurants et brasseries classiques mais pour trouver une cuisine plus exotique, il faut quand même bien connaître la ville. Et puis généralement, pas de second service, alors si vous voulez dîner après votre séance de cinéma, c’est un peu compliqué (excepté au Skipper il me semble)… Je pense que dans les années à venir, l’offre va se diversifier (place du Commando notamment) et il y a tout de même de bonnes adresses (Le Sabayon, La Galiote, Chez Marie, La compagnie Franco-Thaïe…) !

Les burgers du 8ème à Saint-Nazaire sont à tester!

Les burgers du 8ème à Saint-Nazaire sont à tester!

LA VIE NOCTURNE: Paris: 1/Saint-Nazaire: 0,25

PARIS:  » Youhou, la ville m’appartient!

Sans commentaires sinon je vais pleurer en me remémorant les soirées d’anthologies passées avec mes amis.

SAINT-NAZAIRE: « On va à Pornichet? »

Qu’est-ce que ça m’embête de devoir mettre cette si petite note mais croyez-moi, j’ai tenté par tous les moyens de la faire monter mais sans succès. Je garde en mémoire cette épisode douloureux du 25 août dernier. Prenez un plaid et faites vous un thé chaï avant de débuter la lecture:
« Nous étions le jeudi 25 août 2016, à l’heure où les enfants repartent de la plage, les joues rosies par le soleil, du sable plein les poches, des souvenirs plein la caboche. L’astre solaire était encore haut dans le ciel, opulent et écrasant. La lumière orangée ce soir-là, donnait à l’environnement une ambiance sépia, surannée. J’avais mis pour l’occasion une robe bleu nuit pour m’y confondre par la suite. Pas très malin par ce temps puisque le bleu est une couleur chaude. Mon amie Nathalie m’avait donné rendez-vous dans un bar de plage. Je l’attendais ainsi qu’un rayon qu’on espère. Je laissais mes pensées divaguer sur les promesses de cette soirée à venir. Pour sûr, ce serait l’effervescence, nous allions montrer aux touristes en goguette ce que valaient les Nazairiennes les soirs de guinguette.
Enfin elle arriva. Avec pour seul accessoire, des iris azur désarmants. Nous portions donc du bleu toutes deux. Nathalie commanda fissa deux spritz, il fallait vite se mettre en jambe avant de nous les dégourdir. Un verre, deux verres, et puis s’en vont, le bar cessait les festivités à 21h tapantes. Taper du pied ne servit à rien, impossible de négocier avec les tenanciers (pour les besoins narratifs, j’extrapole, ils étaient gentils).
Rejetées mais pas décontenancées, nous prîmes la décision de pénétrer dans les entrailles de la ville à la recherche d’un troquet prêt à accueillir les pervenches que nous étions. Las, nous trouvâmes porte close face au premier. « Congés annuels » nous lûmes en lettres délavées par les avaries. Nous fîmes fi de cette déconvenue, l’enthousiasme toujours chevillé au corps, le corps au diapason de l’exaltation. D’un pas décidé, nous continuâmes notre quête à quelques mètres de là. Victoire! Les luminaires du bistrot laissaient présager une auguste soirée! Déjà nous nous imaginions ripailler dans une ambiance survoltée, prendre les tables pour notre dancefloor, rincer la clientèle à coups de Gewurtztraminer (et pourquoi pas?), faire des rencontres incroyables qui auraient nourries nos discussions pour l’hiver à venir.
Tirant la lourde porte de l’établissement nous entrâmes tels des farfadets un soir de solstice et ce fut seulement après plusieurs secondes que nous réalisâmes l’impensable. Nous étions seules. Même le barman avait déserté. Le souffle coupé, nous nous dévisageâmes avec Nathalie. Plutôt loquaces d’habitude, nous ne trouvions plus les mots et si parfois un silence peut en dire long, le nôtre était éloquent. Nous savions. Nous savions que notre enthousiasme, notre volonté, notre bonhomie ne suffiraient plus à faire de cette soirée un moment d’anthologie. Nous firent demi-tour, toujours sans mot dire. Elle monta à bord de sa Twingo, j’en fis de même. Les portes claquèrent dans un même mouvement preste. Illico presto, elle mit le contact, passa la première, débraya, attendit d’avoir atteint le point de patinage (le permis c’est pour bientôt) puis démarra en trombe.
Je savais très bien ce qu’elle tramait. Elle roula plusieurs minutes dans un silence de plomb à l’instar de l’ambiance désormais. Le paysage défilait à grande vitesse, mes pensées étaient confuses. Comment cela était-il possible en pleine saison estivale? Un mystère de plus dans la longue liste de mes atermoiements. Heureusement, Pornichet n’était plus très loin… ».

Bien évidemment ce petit récit est très exagéré dans la forme mais pas dans le fond. Il nous est arrivé plusieurs fois cet été de devoir rentrer chez nous très tôt parce que tout était fermé ou presque (Le Trou du fût et Le Café du Centre sont quand même des valeurs sûres niveau horaires). Je suis toujours la première à défendre la vie nocturne à Saint-Nazaire parce qu’il y a des lieux très sympas (Tiki Hut, Marée Monte, Café Scott, Indian Rock Café, Café du Centre…) mais trouver porte close en plein mois d’août, m’a un peu refroidi. J’imagine que cela va évoluer avec la future place du Commando et les bars qui devraient s’y implanter. Et boire un verre les pieds dans le sable, face au soleil qui décroit lentement, vaut largement toutes les terrasses (bondées) Parisiennes, tout de même.

Prends ça, Le Café de Flore

Prends ça, Le Café de Flore

 

 

 

 

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Les rhums dérangés 13 novembre 16 10:24:24

A priori, il y a toujours le Trou du Fut où on peut également manger tard à St Nazaire... Le reste effectivement c'est un peu compliqué, à part finir au Kebab du coin ou chez Ronald...
En tout cas merci pour ton article qui m'a bien faire rire !

Alexandre 13 novembre 16 13:03:33

Un condensé de bonnes idées et le mérite de redonner son caractère à St-Nazaire !

Damien 13 novembre 16 13:48:10

En lisant "les burgers du 8ème à Saint-Nazaire sont à tester!", je me dis que tu ne connais pas le Burger House !?
Les meilleurs burgers sont à Burger House, à coté du Skipper, tous les nazairiens devraient savoir ça ! :D

Crusson sebastien 13 novembre 16 18:29:33

Vous avez le bar Le Centre à Saint Marc qui fait de la cuisine thaï très bon .rapport qualité/prix au top.pensez à réserver,de plus ils proposent des doggy-bag.

Nathalie 14 novembre 16 00:17:10

Merci Copine ... toujours heureuse de t'aider dans tes "recherche,"... Peut être devrions nous, nous pencher sur le problème du bien être ...spa...salle de sport ...ce serait un bonheur de les "tester" avce toi ! Bisous

Anne trehony 20 novembre 16 20:05:00

Je me suis fait avoir aussi un dimanche soir d'Aout... fini au camion à Pizza !!! perso ma place to be c'est le bar du centre au concert du vendredi soir ;)

Beniben 20 novembre 16 22:35:11

C'est clairement la défaite au niveau des sorties à Saint-Nazaire. Je ne désespère pas que ce s'améliore.

Dom presquile 23 novembre 16 19:41:14

Question restau en centre-ville : Le Savary !!
excellent à tous points de vue, produits frais, bio, et locaux uniquement, un chef inventif ... et pas plus cher qu'une brasserie de base ...
(je précise que je n'y ai pas d'intérêt ;-)P